Amendement n°II-3235
Auteur
Nicolas Metzdorf
Moerani Frébault
Gabriel Attal
Réf. PA795950
Pieyre-Alexandre Anglade
Olivier Becht
Belkhir Belhaddad
Réf. PA722046
Hervé Berville
Élisabeth Borne
Éric Bothorel
Florent Boudié
Caroline Yadan
Anthony Brosse
Danielle Brulebois
Stéphane Buchou
Françoise Buffet
Céline Calvez
Réf. PA795330
Danièle Carteron
Vincent Caure
Lionel Causse
Réf. PA793940
Jean-René Cazeneuve
Pierre Cazeneuve
Yannick Chenevard
François Cormier-Bouligeon
Réf. PA607846
Réf. PA840713
Julie Delpech
Benjamin Dirx
Nicole Dubré-Chirat
Philippe Fait
Jean-Marie Fiévet
Jean-Luc Fugit
Thomas Gassilloud
Guillaume Gouffier Valente
Olivia Grégoire
Réf. PA841709
Sébastien Huyghe
Jean-Michel Jacques
Brigitte Klinkert
Daniel Labaronne
Amélia Lakrafi
Réf. PA841693
Michel Lauzzana
Sandrine Le Feur
Didier Le Gac
Constance Le Grip
Annaïg Le Meur
Christine Le Nabour
Nicole Le Peih
Marie Lebec
Réf. PA795386
Réf. PA721134
Réf. PA841601
Brigitte Liso
Sylvain Maillard
Bastien Marchive
Christophe Marion
Sandra Marsaud
Denis Masséglia
Réf. PA677483
Graziella Melchior
Ludovic Mendes
Paul Midy
Laure Miller
Joséphine Missoffe
Christophe Mongardien
Karl Olive
Sophie Panonacle
Natalia Pouzyreff
Réf. PA842323
Réf. PA335758
Véronique Riotton
Réf. PA720066
Marie-Pierre Rixain
Charles Rodwell
Réf. PA795888
Jean-François Rousset
Charles Sitzenstuhl
Bertrand Sorre
Violette Spillebout
Réf. PA842137
Liliana Tanguy
Jean Terlier
Prisca Thevenot
Stéphane Travert
Annie Vidal
Corinne Vignon
Réf. PA721170
Réf. PA2960Exposé des motifs
La pauvreté à Wallis et Futuna est une réalité grandissante qui frappe durement la population. Les particularités du territoire rendent extrêmement difficile pour les familles de sortir de cette situation par leur travail. La crise en Nouvelle-Calédonie, qui dure depuis près d'un an, aggrave encore cette pauvreté, en touchant les entreprises locales, qui perdent leurs fournisseurs, et les familles qui dépendent des expatriés. Cette crise impacte profondément l’économie locale, menaçant de façon durable l’équilibre social. Face à cette situation, les autorités locales, en partenariat avec l'État, ont mis en place plusieurs aides, notamment pour les personnes âgées, les handicapés, l’insertion sociale, ainsi que des aides pour l’enfance et les factures d’eau. Toutefois, malgré ces dispositifs, 21% de la population vit toujours sous le seuil de pauvreté (522 € par mois). Le fossé entre les plus pauvres et ceux disposant d’un salaire ne cesse de se creuser, et la solidarité coutumière ne suffit plus à compenser cette disparité. Cette pauvreté croissante entraîne des problèmes de santé publique inquiétants. En l’absence de perspectives économiques favorables, il est essentiel de créer un "filet social" pour garantir un revenu minimum aux familles les plus démunies, dont 710 foyers (soit plus de 3 100 personnes). Ce dispositif pourrait être géré par le Service local de l’inspection du travail et des affaires sociales (SITAS), avec une indemnité de 350 € par foyer, pour un coût total estimé à 3 millions d’euros. Lors de l’examen en nouvelle lecture du projet de loi de finance pour 2024, le groupe Renaissance avait déjà porté l’amendement n° 303 visant à créer un « filet social ». Ce dernier avait été retenu dans la version du texte adopté par 49-3. Ce dispositif entre dans le nouveau contrat social en vigueur. Le dispositif n’a toujours pas été finalisé à hauteur des 3 millions d’euros de crédit alloués par la loi de finances pour 2024. A ce titre, cet amendement appelle le Gouvernement à soutenir la population de Wallis et Futuna en pérennisant le « filet social » et en le garantissant dans le temps. Cet amendement vise donc à prendre dans l’action 1 (soutien aux entreprises) du programme 138 emploi outre-mer la somme de 3.000.000€ en AE et en CP pour l’attribuer à l’action 4 (Sanitaire, social, culture, jeunesse et sports) du programme 123, conditions de vie outre-mer, en AE et en CP. Le gage, destiné à satisfaire aux exigences de la recevabilité financière, a vocation à être levé par le Gouvernement.
Dispositif de l'amendement
La pauvreté à Wallis et Futuna est une réalité grandissante qui frappe durement la population. Les particularités du territoire rendent extrêmement difficile pour les familles de sortir de cette situation par leur travail. La crise en Nouvelle-Calédonie, qui dure depuis près d'un an, aggrave encore cette pauvreté, en touchant les entreprises locales, qui perdent leurs fournisseurs, et les familles qui dépendent des expatriés. Cette crise impacte profondément l’économie locale, menaçant de façon durable l’équilibre social. Face à cette situation, les autorités locales, en partenariat avec l'État, ont mis en place plusieurs aides, notamment pour les personnes âgées, les handicapés, l’insertion sociale, ainsi que des aides pour l’enfance et les factures d’eau. Toutefois, malgré ces dispositifs, 21% de la population vit toujours sous le seuil de pauvreté (522 € par mois). Le fossé entre les plus pauvres et ceux disposant d’un salaire ne cesse de se creuser, et la solidarité coutumière ne suffit plus à compenser cette disparité. Cette pauvreté croissante entraîne des problèmes de santé publique inquiétants. En l’absence de perspectives économiques favorables, il est essentiel de créer un "filet social" pour garantir un revenu minimum aux familles les plus démunies, dont 710 foyers (soit plus de 3 100 personnes). Ce dispositif pourrait être géré par le Service local de l’inspection du travail et des affaires sociales (SITAS), avec une indemnité de 350 € par foyer, pour un coût tota…
