Amendement n°691
Auteur
Roger Vicot
Marie-José Allemand
Joël Aviragnet
Christian Baptiste
Fabrice Barusseau
Marie-Noëlle Battistel
Laurent Baumel
Belkhir Belhaddad
Béatrice Bellay
Karim Benbrahim
Mickaël Bouloux
Dorine Bregman
Philippe Brun
Elie Califer
Colette Capdevielle
Paul Christophle
Pierrick Courbon
Alain David
Arthur Delaporte
Stéphane Delautrette
Dieynaba Diop
Fanny Dombre Coste
Iñaki Echaniz
Romain Eskenazi
Olivier Faure
Martine Froger
Denis Fégné
Guillaume Garot
Océane Godard
Pascale Got
Jérôme Guedj
Stéphane Hablot
Ayda Hadizadeh
Florence Herouin-Léautey
Céline Hervieu
François Hollande
Sacha Houlié
Chantal Jourdan
Marietta Karamanli
Fatiha Keloua Hachi
Gérard Leseul
Laurent Lhardit
Estelle Mercier
Philippe Naillet
Jacques Oberti
Sophie Pantel
Marc Pena
Anna Pic
Christine Pirès Beaune
Dominique Potier
Pierre Pribetich
Christophe Proença
Valérie Rossi
Claudia Rouaux
Aurélien Rousseau
Fabrice Roussel
Sandrine Runel
Marie Récalde
Sébastien Saint-Pasteur
Isabelle Santiago
Hervé Saulignac
Arnaud Simion
Thierry Sother
Céline Thiébault-Martinez
Mélanie Thomin
Boris Vallaud
Jiovanny WilliamExposé des motifs
Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à renforcer la sécurité des véhicules neufs M2 et M3 en imposant l’équipement des véhicules des dispositifs de bris automatiques de vitres conformes au règlement n°107 de la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies, activables par le conducteur. Pour des raisons de recevabilité financière le périmètre de cet amendement ne concerne que les véhicules affectés au transport privé mais il est souhaité que le gouvernement permette de garantir un dispositif de sécurité comparable dans les véhicules publics. L’accident de Puisseguin a rappelé une réalité simple : en cas d’incendie, la survie des passagers dépend de leur capacité à évacuer en quelques secondes. Aujourd'hui, cette évacuation repose encore principalement sur des marteaux brise-vitres dont l'efficacité est limitée dans des situations de panique, de fumée ou lorsque les passagers sont des enfants, des personnes âgées ou à mobilité réduite. Ces équipements font en outre régulièrement l'objet d'actes de vandalisme ou d'incivilités entraînant des bris de vitres intempestifs, l'immobilisation de véhicules, des interruptions de service et des coûts importants pour les exploitants. Ces usages détournés peuvent également conduire à l'indisponibilité des moyens d'évacuation lorsque survient une véritable urgence. Des solutions existent, dont une solution française, et sont reconnues par la réglementation internationale et déjà déployées. Pour un coût limité, elles permettent une évacuation immédiate, accessible à tous. Ces dispositifs de bris automatique des vitres peuvent être installés aussi bien sur des véhicules neufs que sur des véhicules existants. Cet amendement propose de garantir que, lorsque l’accident survient, les passagers puissent réellement sortir du véhicule. Ces dispositifs visent à sécuriser les transports en commun, notamment scolaires, dans la droite lignée du Plan Joana publié en avril 2025 après un nouvel accident qui a coûté la vie à une jeune femme de 15 ans. La présente disposition participe à l'amélioration de la résilience des transports collectifs face aux accidents, aux incendies et aux actes de malveillance susceptibles de compromettre la sécurité des passagers. Elle s'inscrit pleinement dans les objectifs du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens. Travaillé avec la FENVAC.
Dispositif de l'amendement
I. – La section 5 du chapitre VI du titre Ier du livre Ier de la troisième partie du code des transports est complétée par un article L. 3116‑9 ainsi rédigé : « Art. L. 3116‑9 – Les véhicules de catégories M2 et M3 affectés au transport privé sont équipés de dispositifs permettant l’évacuation des passagers par les issues de secours, conformes aux exigences de la série 10 d’amendements du Règlement n° 107 de la Commission économique pour l’Europe des Nations unies. « Ces dispositifs doivent pouvoir être actionnés de manière simple et immédiate par toute personne à bord ainsi que de façon centralisée depuis le poste de conduite. « Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret. » II. – Le I entre en vigueur le 1er janvier 2029.
