Amendement n°CD53
Auteur
Sophie Pantel
Martine Froger
Boris Vallaud
Marc Fesneau
Stéphane Peu
Sandrine Le Feur
François Hollande
Xavier Roseren
Dominique Potier
Jean-Yves Bony
Philippe Brun
Valérie Rossi
Marie-José Allemand
Joël Aviragnet
Marie-Noëlle Battistel
Thibault Bazin
Thierry Benoit
Anne Bergantz
Philippe Bonnecarrère
Sylvie Bonnet
Émilie Bonnivard
Éric Bothorel
Bertrand Bouyx
Jean-Michel Brard
Hubert Brigand
Julien Brugerolles
Danielle Brulebois
Fabrice Brun
Stéphane Buchou
Françoise Buffet
Jean-René Cazeneuve
François-Xavier Ceccoli
François Cormier-Bouligeon
Michel Criaud
Laurent Croizier
Josiane Corneloup
Romain Daubié
Alain David
Stéphane Delautrette
Julie Delpech
Fanny Dombre Coste
Nicole Dubré-Chirat
Peio Dufau
Iñaki Echaniz
Philippe Fait
Denis Fégné
Jean-Luc Fugit
Pascale Got
Perrine Goulet
Jérôme Guedj
Florence Herouin-Léautey
Sacha Houlié
Sébastien Huyghe
Jean-Michel Jacques
Brigitte Klinkert
Michel Lauzzana
Pascal Lecamp
Valérie Létard
Nicole Le Peih
Eric Liégeon
Delphine Lingemann
Sandra Marsaud
Emmanuel Maurel
Christophe Marion
Denis Masséglia
Jean-Paul Mattei
Paul Molac
Christophe Mongardien
Christophe Naegelen
Jacques Oberti
Hubert Ott
Didier Padey
Christine Pirès Beaune
Christophe Proença
Richard Ramos
Nicolas Ray
Véronique Riotton
Anne-Sophie Ronceret
Claudia Rouaux
Isabelle Santiago
Hervé Saulignac
Bertrand Sorre
Jean-Pierre Taite
David Taupiac
Jean Terlier
Céline Thiébault-Martinez
Mélanie Thomin
Stéphane Travert
Antoine Vermorel-Marques
Annie Vidal
Jean-Pierre Vigier
Philippe Vigier
Stéphane Viry
Lionel Vuibert
Marie PochonExposé des motifs
Cet amendement, issu du travail transpartisan conduit dans le cadre de la proposition de loi visant à créer un statut pour les lieutenants de louveterie déposée le 24 juin 2025, avec l’appui des Ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique, protège les lieutenants de louveterie contre toute sanction professionnelle liée à leur engagement, qu’ils soient salariés, agents publics ou étudiants. L'un des objectifs centraux de cette réforme statutaire est de garantir l'attractivité de la fonction, dans un contexte où les lieutenants de louveterie sont aujourd'hui insuffisamment nombreux pour faire face à la multiplication et à la diversification de leurs missions (régulation des espèces, protection des troupeaux, des forêts, sécurité routière, biodiversité, etc..). Par conséquent, il apparaît nécessaire d’élargir le vivier et permettre à des actifs d'accéder à cette fonction bénévole. Pour cela, il est donc indispensable de lever les obstacles pratiques liés à la compatibilité entre l'exercice professionnel et l'accomplissement des missions de louveterie. Dès lors, les absences liées au statut de bénévole ne doivent pas constituer des motifs de licenciement, déclassement professionnel ou sanction disciplinaire. C’est pourquoi cet amendement garantie une protection du lieutenant de louveterie dans le cadre de la convention signée avec son employeur et des autorisations d’absence convenues. Cette rédaction s’inspire du modèle proposé aux sapeurs-pompiers volontaires tel que précisé à l’article L. 723-16 du code de la sécurité intérieure.
Dispositif de l'amendement
Après l’alinéa 11, insérer les deux alinéas suivants : « II bis. – Après l’article L. 427‑2 du code de l’environnement, il est inséré un article L. 427‑2‑1 ainsi rédigé : « Art. L. 427‑2-1. – Aucun licenciement, déclassement professionnel, ni aucune sanction disciplinaire ne peuvent être prononcés à l’encontre d’un salarié, d’un agent public ou d’un étudiant, en raison des absences résultant de l’application des articles L. 427‑2‑3 et L. 427‑2‑4. »
