Amendement n°CS1133
Auteur
Émilie Bonnivard
Anne-Laure Blin
Josiane Corneloup
Virginie Duby-Muller
Jérôme End
Michel Barnier
Thibault Bazin
Valérie Bazin-Malgras
Sylvie Bonnet
Jean-Yves Bony
Jean-Luc Bourgeaux
Ian Boucard
Xavier Breton
Hubert Brigand
Fabrice Brun
François-Xavier Ceccoli
Cendrine Chazé
Pierre Cordier
Marie-Christine Dalloz
Élisabeth de Maistre
Vincent Descoeur
Julien Dive
Lionel Duparay
Alix Fruchon
Philippe Gosselin
Justine Gruet
Michel Herbillon
Patrick Hetzel
Philippe Juvin
Corentin Le Fur
Thierry Liger
Eric Liégeon
Frédérique Meunier
Christelle Minard
Yannick Neuder
Éric Pauget
Alexandre Portier
Nicolas Ray
Emeline Rey-Rinchet
Vincent Rolland
Michèle Tabarot
Jean-Pierre Taite
Jean-Louis Thiériot
Nicolas Tryzna
Antoine Vermorel-Marques
Jean-Pierre Vigier
Laurent WauquiezExposé des motifs
Cet amendement des députés Droite Républicaine propose de renforcer la répression contre la création et la diffusion de contenus sexuels générés par l’Intelligence Artificielle (deepfakes). Il s’inscrit dans le prolongement des travaux de la députée Alexandra MARTIN, notamment sa proposition de loi n°2829 visant à lutter contre la pédocriminalité en ligne et les violences sexuelles sur mineurs. La lutte contre la cyberpédocriminalité est un enjeu majeur de protection de l’enfance. On constate une augmentation rapide des infractions commises en ligne, en raison notamment de la facilité avec laquelle les auteurs peuvent entrer en contact avec des mineurs ou diffuser des contenus d’exploitation sexuelle. En France, 9 710 infractions numériques commises à l’encontre de mineurs ont été enregistrées par les services de police et de gendarmerie en 2023, soit 2,3 fois plus qu’en 2016. Le présent amendement étend l’infraction prévue à l’article 226‑8-1 du code pénal. Alors que le droit actuel réprime principalement la diffusion de montages ou de contenus sexuels générés par IA sans le consentement de la personne représentée, il sanctionne désormais leur création. Il précise aussi que le consentement d’un mineur est sans effet juridique et aggrave les peines lorsque la victime est mineure ou lorsque les faits sont commis en bande organisée.
Dispositif de l'amendement
Le premier alinéa de l’article 226‑8‑1 du code pénal est ainsi modifié : 1° À la première phrase, après le mot : « fait », sont insérés les mots : « pour tout individu, de concevoir, de créer ou » ; 2° À la seconde phrase, après le mot : « fait », sont insérés les mots : « pour tout individu, de concevoir, de créer ou ».
