Amendement n°90
Auteur
Nadège Abomangoli
Laurent Alexandre
Gabriel Amard
Ségolène Amiot
Farida Amrani
Rodrigo Arenas
Raphaël Arnault
Anaïs Belouassa-Cherifi
Shéhérazade Bentorki
Ugo Bernalicis
Christophe Bex
Carlos Martens Bilongo
Manuel Bompard
Idir Boumertit
Louis Boyard
Pierre-Yves Cadalen
Aymeric Caron
Sylvain Carrière
Gabrielle Cathala
Bérenger Cernon
Sophia Chikirou
Hadrien Clouet
Éric Coquerel
Jean-François Coulomme
Sébastien Delogu
Aly Diouara
Alma Dufour
Karen Erodi
Mathilde Feld
Emmanuel Fernandes
Sylvie Ferrer
Perceval Gaillard
Clémence Guetté
Zahia Hamdane
Mathilde Hignet
Bastien Lachaud
Abdelkader Lahmar
Maxime Laisney
Aurélien Le Coq
Arnaud Le Gall
Élise Leboucher
Jérôme Legavre
Sarah Legrain
Claire Lejeune
Murielle Lepvraud
Antoine Léaument
Élisa Martin
Damien Maudet
Marianne Maximi
Marie Mesmeur
Manon Meunier
Jean-Philippe Nilor
Sandrine Nosbé
Danièle Obono
Nathalie Oziol
Mathilde Panot
René Pilato
François Piquemal
Thomas Portes
Loïc Prud'homme
Jean-Hugues Ratenon
Arnaud Saint-Martin
Aurélien Saintoul
Ersilia Soudais
Anne Stambach-Terrenoir
Aurélien Taché
Andrée Taurinya
Matthias Tavel
Aurélie Trouvé
Paul VannierExposé des motifs
Par cet amendement, nous proposons d'abroger le délit pénalisant la sous-location. L’article 313-6-1 du code pénal condamne la sous-location, pratique dans les faits très courantes dans les milieux étudiants ou précaires. Dans le contexte de la crise du logement, la priorité est à la construction de logements sociaux et à la réquisition des logements vacants, pas à la persécution des plus démunis et de leurs stratégies. Avoir un toit est un droit et un besoin. Mais plutôt que de mettre les gens à l’abri, le choix est systématiquement fait de la répression, ce qui ne coûte pas cher à l’État, mais coûte à notre population. Le rapport de la Fondation pour le logement des défavorisés de 2026, dénonce une “politique essentiellement répressive”. La loi Kasbarian en était le plus parfait exemple parfois jusqu’à l’invraisemblable. Ainsi punir de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende pour une sous-location c’est autant le symptôme d’une inflation pénale hors de contrôle que d’une déconnexion des besoins. Pourtant la sous-location est une réponse essentiellement temporaire à des situations de crises, et la criminaliser ne protège personne. Il faut donc supprimer cet article de pure répression qui fait de l’entraide un délit au profit des grands propriétaires immobiliers, des plateformes de locations touristiques type AirBnb et de l’inflation immobilière. 15 millions de personnes sont dans le “halo” du mal-logement, la crise du logement concerne donc plus d’un sixième de la population française. Sortons donc de la politique répressive qui vise à défendre en dépit du bon sens la propriété privée alors que c’est le principe de l’usage qui devrait primer quand tant de nos concitoyens sont mal logés.
Dispositif de l'amendement
L'article 313-6-1 du code pénal est abrogé.
