Amendement n°12
Auteur
Nadège Abomangoli
Laurent Alexandre
Gabriel Amard
Ségolène Amiot
Farida Amrani
Rodrigo Arenas
Raphaël Arnault
Anaïs Belouassa-Cherifi
Ugo Bernalicis
Christophe Bex
Carlos Martens Bilongo
Manuel Bompard
Idir Boumertit
Louis Boyard
Pierre-Yves Cadalen
Aymeric Caron
Sylvain Carrière
Gabrielle Cathala
Bérenger Cernon
Sophia Chikirou
Hadrien Clouet
Éric Coquerel
Jean-François Coulomme
Sébastien Delogu
Aly Diouara
Alma Dufour
Karen Erodi
Mathilde Feld
Emmanuel Fernandes
Sylvie Ferrer
Perceval Gaillard
Clémence Guetté
Zahia Hamdane
Mathilde Hignet
Andy Kerbrat
Bastien Lachaud
Abdelkader Lahmar
Maxime Laisney
Aurélien Le Coq
Arnaud Le Gall
Élise Leboucher
Jérôme Legavre
Sarah Legrain
Claire Lejeune
Murielle Lepvraud
Antoine Léaument
Élisa Martin
Damien Maudet
Marianne Maximi
Marie Mesmeur
Manon Meunier
Jean-Philippe Nilor
Sandrine Nosbé
Danièle Obono
Nathalie Oziol
Mathilde Panot
René Pilato
François Piquemal
Thomas Portes
Loïc Prud'homme
Jean-Hugues Ratenon
Arnaud Saint-Martin
Aurélien Saintoul
Ersilia Soudais
Anne Stambach-Terrenoir
Aurélien Taché
Andrée Taurinya
Matthias Tavel
Aurélie Trouvé
Paul VannierExposé des motifs
Par cet amendement, le groupe LFI souhaite supprimer l’article 1er de cette proposition de loi. L’accession à la propriété est aujourd’hui de plus en plus difficile, voire impossible, notamment pour les classes populaires. À titre d’exemple, en 1973, parmi les 25‑34 ans aux revenus les plus faibles, 35 % étaient propriétaires, contre seulement 17 % aujourd’hui. Cette situation est le fruit de décennies de spéculation et de financiarisation accrue du logement. S’il est nécessaire d’apporter des réponses politiques à celles et ceux qui souhaitent devenir propriétaires, cela ne doit pas se faire en ouvrant le PTZ à des ménages très aisés et déjà propriétaires. Cette dépense publique supplémentaire ne répondra pas à la baisse de la natalité, comme le prétend la proposition de loi, et aggravera les inégalités de patrimoine. Cet élargissement est d’autant moins pertinent que, rappelons-le, pas moins de 29 millions de foyers sont déjà éligibles au PTZ, soit une immense majorité de la population. Face à la hausse des prix de l’immobilier, les politiques publiques ne peuvent se contenter de subventionner la demande et donc d’alimenter la bulle immobilière. La réponse structurelle réside à la fois dans l’encadrement des prix du foncier, afin de stopper la spéculation, et dans la production de logements publics. Quant à la question de l’accession à la propriété des plus modestes, nous sommes favorables au rétablissement de l’APL Accession, supprimée par Emmanuel Macron en 2018. Nous souhaitons également développer les organismes de foncier solidaire (OFS), qui dissocient le foncier du bâti en achetant le foncier tout en vendant le bâti sous bail réel solidaire (BRS), à un prix plus abordable. Voilà quelques pistes permettant d’enrayer la hausse des prix et de favoriser l’accession à la propriété. Pour toutes ces raisons, nous demandons la suppression de cet article.
Dispositif de l'amendement
Supprimer cet article.
