Amendement n°289
Auteur
Laurent Jacobelli
Frank Giletti
Frédéric Boccaletti
José Gonzalez
Florence Goulet
Maxime Amblard
Franck Allisio
Bénédicte Auzanot
Philippe Ballard
Anchya Bamana
Romain Baubry
José Beaurain
Christophe Bentz
Théo Bernhardt
Guillaume Bigot
Bruno Bilde
Emmanuel Blairy
Sophie Blanc
Anthony Boulogne
Manon Bouquin
Jorys Bovet
Jérôme Buisson
Eddy Casterman
Bernard Chaumeil
Sébastien Chenu
Roger Chudeau
Bruno Clavet
Nathalie Da Conceicao Carvalho
Marc de Fleurian
Hervé de Lépinau
Catherine Dellong Meng
Jocelyn Dessigny
Edwige Diaz
Sandrine Dogor-Such
Nicolas Dragon
Alexandre Dufosset
Gaëtan Dussausaye
Aurélien Dutremble
Auguste Evrard
Frédéric Falcon
Guillaume Florquin
Emmanuel Fouquart
Thierry Frappé
Julien Gabarron
Stéphanie Galzy
Jonathan Gery
Yoann Gillet
Christian Girard
Antoine Golliot
Géraldine Grangier
Monique Griseti
Julien Guibert
Michel Guiniot
Jordan Guitton
Marine Hamelet
Timothée Houssin
Sébastien Humbert
Hélène Laporte
Alexis Jolly
Tiffany Joncour
Édouard Jordan
Sylvie Josserand
Florence Joubert
Christine Loir
Robert Le Bourgeois
Marine Le Pen
Julie Lechanteux
David Magnier
Gisèle Lelouis
Katiana Levavasseur
Pascal Markowsky
René Lioret
Marie-France Lorho
Philippe Lottiaux
Alexandre Loubet
Claire Marais-Beuil
Matthieu Marchio
Patrice Martin
Thierry Perez
Kévin Mauvieux
Nicolas Meizonnet
Pierre Meurin
Angélique Ranc
Serge Muller
Joëlle Mélin
Yaël Ménaché
Thomas Ménagé
Caroline Parmentier
Julien Odoul
Pascal Jenft
Laure Lavalette
Nadine Lechon
Julien Limongi
Michèle Martinez
Thibaut Monnier
Kévin Pfeffer
Lisette Pollet
Stéphane Rambaud
Julien Rancoule
Matthias Renault
Catherine Rimbert
Joseph Rivière
Laurence Robert-Dehault
Béatrice Roullaud
Sophie-Laurence Roy
Anaïs Sabatini
Alexandre Sabatou
Emeric Salmon
Philippe Schreck
Anne Sicard
Emmanuel Taché
Jean-Philippe Tanguy
Michaël Taverne
Thierry Tesson
Lionel Tivoli
Gabriel Tomatis
Romain Tonussi
Cyril Tribuiani
Antoine Villedieu
Frédéric-Pierre Vos
Frédéric WeberExposé des motifs
Cet amendement vise à inscrire explicitement dans le rapport annexé un objectif de montée en puissance des forces terrestres permettant le déploiement d’une division pleinement opérationnelle à l’horizon 2027 et d’un corps d’armée à l’horizon 2030. Il répond à l’évolution rapide de l’environnement stratégique, marqué par le retour des conflits de haute intensité en Europe, qui exigent des capacités d’engagement massives, durables et structurées dans la profondeur, bien au-delà des formats actuels centrés sur le groupement tactique interarmes. Si ce modèle modulaire conserve toute sa pertinence pour les opérations de gestion de crise, il ne permet pas, à lui seul, de répondre aux exigences d’un engagement majeur prolongé, impliquant coordination interarmes, interalliée et soutien logistique dans la durée. Or, les travaux récents montrent que le format actuel des armées permet tout juste de soutenir une division « bonne de guerre », et encore de manière contrainte, ce qui souligne la nécessité d’un effort structurant pour atteindre un niveau de corps d’armée crédible dans les délais compatibles avec la dégradation de la menace. L’inscription de cet objectif dans la programmation militaire vise ainsi à assurer la cohérence entre les ambitions stratégiques nationales, notamment celles issues de la Revue nationale stratégique, et les moyens effectivement mobilisables. Elle permettra d’orienter dans le temps long les choix capacitaires, humains, logistiques et industriels nécessaires à cette montée en puissance, tout en renforçant la crédibilité des engagements de la France dans un cadre national comme allié. Enfin, cette montée en gamme ne se substitue pas aux échelons tactiques existants, mais les articule dans un modèle plus robuste, capable de soutenir un engagement majeur dans la durée et sur un théâtre de haute intensité.
Dispositif de l'amendement
Compléter l’alinéa 63 par la phrase suivante : « À ce titre, la présente actualisation doit permettre le passage à l’échelle afin d’assurer le déploiement d’une division « bonne de guerre » en 2027 et d’un corps d’armée en 2030, aptes à un engagement dans un conflit de haute intensité ».
