Amendement n°14 (Rect)
Auteur
Paul Vannier
Aurélie Trouvé
Matthias Tavel
Andrée Taurinya
Aurélien Taché
Anne Stambach-Terrenoir
Ersilia Soudais
Aurélien Saintoul
Arnaud Saint-Martin
Jean-Hugues Ratenon
Thomas Portes
François Piquemal
René Pilato
Mathilde Panot
Nathalie Oziol
Danièle Obono
Sandrine Nosbé
Jean-Philippe Nilor
Manon Meunier
Marie Mesmeur
Marianne Maximi
Damien Maudet
Élisa Martin
Antoine Léaument
Murielle Lepvraud
Claire Lejeune
Sarah Legrain
Jérôme Legavre
Élise Leboucher
Arnaud Le Gall
Aurélien Le Coq
Maxime Laisney
Abdelkader Lahmar
Bastien Lachaud
Andy Kerbrat
Mathilde Hignet
Zahia Hamdane
Réf. PA794478
Clémence Guetté
Perceval Gaillard
Sylvie Ferrer
Emmanuel Fernandes
Mathilde Feld
Karen Erodi
Alma Dufour
Aly Diouara
Sébastien Delogu
Jean-François Coulomme
Éric Coquerel
Hadrien Clouet
Sophia Chikirou
Bérenger Cernon
Gabrielle Cathala
Sylvain Carrière
Aymeric Caron
Pierre-Yves Cadalen
Louis Boyard
Idir Boumertit
Manuel Bompard
Carlos Martens Bilongo
Christophe Bex
Ugo Bernalicis
Anaïs Belouassa-Cherifi
Raphaël Arnault
Rodrigo Arenas
Farida Amrani
Ségolène Amiot
Gabriel Amard
Laurent Alexandre
Nadège AbomangoliExposé des motifs
Par cet amendement, le groupe parlementaire de la France insoumise entend reprendre la définition de la notion "d'aliments ultratransformés" initialement retenue par la présente proposition de loi. L'apport majeur de cette proposition de loi réside dans la définition des aliments ultratransformés qui constitue l'étape préalable à tout encadrement. Néanmoins, la modification adoptée en commission en affaiblit la portée. Premièrement, la substitution des termes "ayant subi un ou plusieurs procédés de transformation physico-chimiques ou technologiques" par "ayant subi des procédés technologiques complexes" restreint le champ d'application de cette proposition de loi. Une telle formulation s'éloigne des critères retenus par la classification NOVA qui demeure à ce jour le seul instrument pour les autorités publiques. La législation doit s'ancrer dans cette logique afin d'assurer une cohérence avec les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé et de Santé Publique France. Deuxièmement, la définition initiale admettait le caractère alternatif des techniques utilisées pour l'ultra-transformation. Selon la classification NOVA, elle résulte d'une transformation physico-chimique ou de l'ajout d'additifs non nécessaires à la sécurité alimentaire. La nouvelle formulation retient le caractère cumulatif de ces techniques et restreint une nouvelle fois le champ d'application de l'interdiction publicitaire. Le groupe parlementaire de la France insoumise a vocation à renforcer les mesures de lutte contre l'alimentation transformée et ne peut approuver une définition moins-disante.
Dispositif de l'amendement
I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 16, substituer aux mots : « des procédés technologiques complexes, notamment l’extrusion, l’hydrogénation ou le fractionnement, qui impliquent l’utilisation d’ingrédients qui ne sont pas couramment employés en cuisine domestique ou d’additifs à visée fonctionnelle ou sensorielle, tels que les émulsifiants ou les exhausteurs de goût ou les colorants. » les mots : « un ou plusieurs procédés de transformation physico‑chimiques ou technologiques ou contenant un ou plusieurs ingrédients dont la liste est établie par arrêté du ministère en charge de la santé sur proposition du Haut conseil de la Santé publique et de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale. » II. – En conséquence, supprimer la seconde phrase du même alinéa 16.
