Amendement n°13 (Rect)
Auteur
Nadège Abomangoli
Laurent Alexandre
Gabriel Amard
Ségolène Amiot
Farida Amrani
Rodrigo Arenas
Raphaël Arnault
Anaïs Belouassa-Cherifi
Shéhérazade Bentorki
Ugo Bernalicis
Christophe Bex
Carlos Martens Bilongo
Manuel Bompard
Idir Boumertit
Louis Boyard
Pierre-Yves Cadalen
Aymeric Caron
Sylvain Carrière
Gabrielle Cathala
Bérenger Cernon
Sophia Chikirou
Hadrien Clouet
Éric Coquerel
Jean-François Coulomme
Sébastien Delogu
Aly Diouara
Alma Dufour
Karen Erodi
Mathilde Feld
Emmanuel Fernandes
Sylvie Ferrer
Perceval Gaillard
Clémence Guetté
Zahia Hamdane
Mathilde Hignet
Andy Kerbrat
Bastien Lachaud
Abdelkader Lahmar
Maxime Laisney
Aurélien Le Coq
Arnaud Le Gall
Élise Leboucher
Jérôme Legavre
Sarah Legrain
Murielle Lepvraud
Antoine Léaument
Élisa Martin
Damien Maudet
Marianne Maximi
Marie Mesmeur
Manon Meunier
Jean-Philippe Nilor
Sandrine Nosbé
Danièle Obono
Nathalie Oziol
Mathilde Panot
René Pilato
François Piquemal
Thomas Portes
Loïc Prud'homme
Jean-Hugues Ratenon
Arnaud Saint-Martin
Aurélien Saintoul
Ersilia Soudais
Anne Stambach-Terrenoir
Aurélien Taché
Andrée Taurinya
Matthias Tavel
Aurélie Trouvé
Paul VannierExposé des motifs
Par cet amendement d’appel, le groupe LFI souhaite rappeler l’hypocrisie du groupe UDR qui se présente avec ce texte comme le défenseur des travailleurs mais qu’il y a encore moins de 3 mois, attaqué le caractère obligatoirement chômé du 1er Mai. Le 1er Mai en tant que journée internationale de lutte des travailleurs est le fruit de plus d'un siècle de luttes sociales. Les récentes tentatives visant à remettre en cause son caractère obligatoirement chômé constituent une attaque contre une conquête sociale fondamentale. Depuis 1886, il symbolise le mouvement pour la réduction du temps de travail, l’amélioration des conditions d’emploi et la reconnaissance des droits sociaux. Dans la même lignée que la Macronie, l’extrême droite prétextant le volontariat des travailleurs et la défense de l’artisanat a voulu imposer une loi de régression sociale. Or, le volontariat en entreprise n’existe pas, le lien de subordination étant inhérent au contrat de travail. Depuis 2015 déjà, la “loi Macron” incite les salariés à travailler le dimanche, jour auparavant de repos, désormais banalisé et dont la majoration a quasiment disparu. Le 1er mai férié est aujourd’hui la seule exception à la règle d’exploitation continue du salarié. Ce sont 1,5 millions de salariés qui étaient menacés par cette attaque. On mesure l’hypocrisie de de prétendre honorer le travail tout en cherchant à banaliser la seule journée de l’année explicitement consacrée aux droits et luttes des travailleurs. Aux côtés du mouvement social, la France insoumise s'oppose toujours aux offensives menées par le patronat et ses supplétifs de la macronie comme de l’extrême droite. Le 1er mai restera chômé, férié, libéré pour les travailleurs qui manifestent ensemble dans le monde entier et exigent des conditions de travail et de vie dignes.
Dispositif de l'amendement
La présente loi entre en vigueur le 1er janvier 2037.
