Amendement n°II-2126
Auteur
Nadège Abomangoli
Laurent Alexandre
Gabriel Amard
Ségolène Amiot
Farida Amrani
Rodrigo Arenas
Raphaël Arnault
Anaïs Belouassa-Cherifi
Ugo Bernalicis
Christophe Bex
Carlos Martens Bilongo
Manuel Bompard
Idir Boumertit
Louis Boyard
Pierre-Yves Cadalen
Aymeric Caron
Sylvain Carrière
Gabrielle Cathala
Bérenger Cernon
Sophia Chikirou
Hadrien Clouet
Éric Coquerel
Jean-François Coulomme
Sébastien Delogu
Aly Diouara
Alma Dufour
Karen Erodi
Mathilde Feld
Emmanuel Fernandes
Sylvie Ferrer
Perceval Gaillard
Clémence Guetté
Réf. PA794478
Zahia Hamdane
Mathilde Hignet
Andy Kerbrat
Bastien Lachaud
Abdelkader Lahmar
Maxime Laisney
Aurélien Le Coq
Arnaud Le Gall
Élise Leboucher
Jérôme Legavre
Sarah Legrain
Claire Lejeune
Murielle Lepvraud
Antoine Léaument
Élisa Martin
Damien Maudet
Marianne Maximi
Marie Mesmeur
Manon Meunier
Sandrine Nosbé
Danièle Obono
Nathalie Oziol
Mathilde Panot
René Pilato
François Piquemal
Thomas Portes
Loïc Prud'homme
Jean-Hugues Ratenon
Arnaud Saint-Martin
Aurélien Saintoul
Ersilia Soudais
Anne Stambach-Terrenoir
Aurélien Taché
Andrée Taurinya
Matthias Tavel
Aurélie Trouvé
Paul VannierExposé des motifs
Par cet amendement, le groupe LFI propose de créer un centre d’insertion-emploi (EPIDE) en Martinique. La situation de l’insertion des jeunes en Martinique demeure fortement préoccupante, avec un taux de chômage des 18-25 ans nettement supérieur à celui observé en France hexagonale. En Martinique, c'est un jeune sur quatre qui n'est ni en emploi ni en études. L'Etat français abandonne la jeunesse martiniquaise : non seulement est elle privée d'accès à l'emploi, mais aussi à l'éducation et aux études supérieures, ainsi qu'à l'ensemble des services publics qui sont largement défaillants comme l'avais relevé le Défenseur des droits dans sa mission sur les "Services publics aux Antilles" de 2022. Les jeunes en situation de décrochage scolaire et social y sont plus nombreux et rencontrent des obstacles particuliers liés au contexte insulaire, à l’éloignement des opportunités d’emploi et au manque de solutions d’accompagnement intensif. Cette action a pour objet de mettre en œuvre, sur le territoire de la Martinique, à titre expérimental pour une durée de trois ans à compter du 1er janvier 2026, la création d’un établissement s’inspirant du modèle de l’EPIDE tel que défini à l’article L. 3414-1 et suivants du code de la défense, visant à l’insertion sociale et professionnelle de jeunes en situation de fragilité. L’EPIDE constitue un modèle d’insertion éprouvé, combinant approche éducative, formation professionnelle, hébergement, restauration et accompagnement vers l’emploi. Il affiche des résultats significatifs en termes d’accès à la formation et à l’emploi durable. Toutefois, aucun dispositif de ce type n’existe aujourd’hui en Martinique, alors que les besoins sont majeurs et que le gouvernement n’hésite pas à mettre en place des plans comme « 1 jeune 1 solution », épinglé par la Cour des Comptes pour son coût pharamineux de 10 milliards d'euros entre juillet 2020 et décembre 2021 alors qu’il « n’aurait pas eu d’effets sur l’emploi total des 22-25 ans ». L’absence de structure résidentielle spécifique limite durablement les perspectives d’intégration socio-professionnelle des jeunes les plus vulnérables. Cet amendement propose donc, à titre expérimental pour trois ans, la création d’un centre EPIDE en Martinique, doté de 100 places pour des jeunes de 16 à 18 ans. Cet établissement bénéficierait d'un budget de 1,5 million d'euros. Par cet amendement, nous proposons donc la création d’un nouveau programme "Création d'un Établissement pour l'insertion dans l'emploi (EPIDE) en Martinique » abondé de 1 500 000 euros en autorisations d’engagement et crédits de paiement. Pour des raisons de recevabilité financière, nous diminuons à due concurrence les crédits de paiement et autorisation d’engagement de l’action « 01 – Développement des compétences par l’alternance » du programme « 103 – Accompagnement des mutations économiques et développement de l’emploi ». L’expérimentation fera l’objet d’une évaluation rigoureuse avant juin 2028 afin de mesurer ses résultats et sa pertinence en vue d’une éventuelle pérennisation ou extension. Cet amendement a été travaillé avec la Mission Locale de l’Espace Sud Martinique.
Dispositif de l'amendement
Par cet amendement, le groupe LFI propose de créer un centre d’insertion-emploi (EPIDE) en Martinique. La situation de l’insertion des jeunes en Martinique demeure fortement préoccupante, avec un taux de chômage des 18-25 ans nettement supérieur à celui observé en France hexagonale. En Martinique, c'est un jeune sur quatre qui n'est ni en emploi ni en études. L'Etat français abandonne la jeunesse martiniquaise : non seulement est elle privée d'accès à l'emploi, mais aussi à l'éducation et aux études supérieures, ainsi qu'à l'ensemble des services publics qui sont largement défaillants comme l'avais relevé le Défenseur des droits dans sa mission sur les "Services publics aux Antilles" de 2022. Les jeunes en situation de décrochage scolaire et social y sont plus nombreux et rencontrent des obstacles particuliers liés au contexte insulaire, à l’éloignement des opportunités d’emploi et au manque de solutions d’accompagnement intensif. Cette action a pour objet de mettre en œuvre, sur le territoire de la Martinique, à titre expérimental pour une durée de trois ans à compter du 1er janvier 2026, la création d’un établissement s’inspirant du modèle de l’EPIDE tel que défini à l’article L. 3414-1 et suivants du code de la défense, visant à l’insertion sociale et professionnelle de jeunes en situation de fragilité. L’EPIDE constitue un modèle d’insertion éprouvé, combinant approche éducative, formation professionnelle, hébergement, restauration et accompagnement vers l’emploi. Il affi…
