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Amendement n°CS780

ART. 5· Alinéa 23· Déposé le 27 juin 2026· Rejeté le 1 juil. 2026

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David Magnier
RN
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Exposé des motifs

L’article 5 du présent projet de loi vise à juste titre à renforcer le contrôle des antécédents judiciaires pour l’ensemble des structures et personnes prenant en charge les enfants protégés. Toutefois, le texte actuel introduit une distinction regrettable : si les infractions à caractère sexuel ou criminel entraînent un refus automatique d’agrément, l’inscription au Bulletin n°2 (B2) pour d’autres types d’infractions (telles que des violences volontaires) laisse place à une évaluation discrétionnaire du Président du Conseil départemental. Cet amendement vise à instaurer une politique de tolérance zéro absolue. Les enfants confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) sont des mineurs au parcours de vie déjà marqué par des traumatismes graves. La République ne peut tolérer le moindre risque, ni s’en remettre à une appréciation administrative lorsqu’une personne candidate à l’accueil d’un enfant présente une mention pour des faits de violence de toute nature sur son casier judiciaire. Face à la pédocriminalité et aux violences sur mineurs, la fermeté doit être automatique.

Dispositif de l'amendement

I. – À l’alinéa 23, substituer aux mots : « évalue si les conditions d’accueil au regard des besoins fondamentaux de l’enfant sont réunies » les mots : « prononce le refus de délivrance ou le retrait de l’agrément ». II. – En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 28 et 32.

Texte concerné
Projet de loi relatif à la protection des enfants
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