Amendement n°5
Auteur
Nadège Abomangoli
Laurent Alexandre
Gabriel Amard
Ségolène Amiot
Farida Amrani
Rodrigo Arenas
Raphaël Arnault
Anaïs Belouassa-Cherifi
Shéhérazade Bentorki
Ugo Bernalicis
Christophe Bex
Carlos Martens Bilongo
Manuel Bompard
Idir Boumertit
Louis Boyard
Pierre-Yves Cadalen
Aymeric Caron
Sylvain Carrière
Gabrielle Cathala
Bérenger Cernon
Sophia Chikirou
Éric Coquerel
Jean-François Coulomme
Sébastien Delogu
Aly Diouara
Alma Dufour
Karen Erodi
Mathilde Feld
Emmanuel Fernandes
Sylvie Ferrer
Perceval Gaillard
Clémence Guetté
Zahia Hamdane
Mathilde Hignet
Andy Kerbrat
Bastien Lachaud
Abdelkader Lahmar
Maxime Laisney
Aurélien Le Coq
Arnaud Le Gall
Élise Leboucher
Jérôme Legavre
Sarah Legrain
Claire Lejeune
Murielle Lepvraud
Antoine Léaument
Élisa Martin
Damien Maudet
Marianne Maximi
Marie Mesmeur
Manon Meunier
Jean-Philippe Nilor
Sandrine Nosbé
Danièle Obono
Nathalie Oziol
Mathilde Panot
René Pilato
François Piquemal
Thomas Portes
Loïc Prud'homme
Jean-Hugues Ratenon
Arnaud Saint-Martin
Aurélien Saintoul
Ersilia Soudais
Anne Stambach-Terrenoir
Aurélien Taché
Andrée Taurinya
Matthias Tavel
Aurélie Trouvé
Paul VannierExposé des motifs
Par cet amendement, le groupe parlementaire de la France Insoumise entend mettre fin aux régressions des droits des demandeurs d'emploi. Le présent projet de loi de transposition de l'avenant au protocole d'accord du 10 novembre 2023 fait suite à l'injonction du Gouvernement de réaliser 400 millions d'économie par an sur l'assurance chômage. Les négociations interprofessionnelles se sont ainsi déroulées sous la menace de la reprise en main par le Gouvernement, soit par la présentation de mesures plus restrictives à l'endroit des assurés sociaux. Dans ce climat propre à la Macronie, les négociations ont encore une fois réduit les droits des assurés sociaux. La CGT et la CFE-CGC n'ayant pas accepté ce chantage et ayant refusé la signature l'avenant, il est difficile d'arguer que ce projet de loi repose sur le dialogue social. De plus, ce projet de loi continue d'ignorer les causes structurelles du déficit de l'Unédic, de sorte qu'il faut s'attendre à la présentation d'une septième réforme de l'assurance chômage en dix ans. Outre l’atonie du marché du travail, cette situation s’explique premièrement par le financement des politiques publiques (mission France Travail et France compétence et amortissement de la pandémie) à hauteur de 20% des dépenses de l'Unédic. Deuxièmement, la non-compensation partielle des exonérations depuis substitution de la CSG aux cotisations salariales représente un manque à gagner de 12 milliards pour 2023-2026. Troisièmement, les ponctions de l’Etat entre 2023 et 2026 de la totalité des excédents budgétaires (4,1 milliards) de l’Unédic, a amputé sa capacité au désendettement et permis de maintenir le chantage à la dette pour réduire les droits des travailleurs. Au regard de ces éléments, la réduction des droits des assurés sociaux ayant conclu une rupture conventionnelle individuelle ne saurait réduire sur le long terme le déficit. C'est pourquoi, le groupe parlementaire de la France Insoumise souhaite la suppression de cet article qui n'a pour unique but de précariser les demandeurs d'emploi.
Dispositif de l'amendement
Supprimer cet article.
