AmendementRejeté

Amendement n°1894

ART. 10· Alinéa 2· Déposé le 15 mai 2026· Rejeté le 22 mai 2026

Auteur

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Manon Meunier
LFI-NFP
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Exposé des motifs

Par le biais de cet amendement, les député.e.s du groupe LFI souhaitent rappeler que les mesures de compensation écologiques doivent absolument être mises en œuvre à proximité immédiate du site impacté, afin de garantir une absence de perte nette de biodiversité à rebours de ce qui est proposé par le gouvernement dans son article 10. Proposer un élargissement du périmètre géographique de recherche des sites de compensation constitue en effet, un non-sens écologique, puisque ce principe correspond à une réalité biologique : les espèces ont besoin que le nouvel habitat créé pour compenser la destruction du leur soit à proximité pour pouvoir y migrer. C’est d’ailleurs l’une des conclusions d’un récent rapport du Muséum national d’Histoire Naturelle, dans un rapport publié en février 2024 intitulé « La compensation écologique permet-elle vraiment de tendre vers l’absence de perte nette de biodiversité ? ». Les auteurs de ce rapport déclarent en effet que « pour justifier une absence de perte nette de biodiversité (…) les mesures doivent être réalisées à proximité fonctionnelle des impacts occasionnés par ce projet, c’est-à-dire qu’elles doivent bénéficier aux mêmes populations d’espèces ou remplir des fonctions dans la même entité écologique que celle impactée ».

Dispositif de l'amendement

À l’alinéa 2, substituer aux mots : « peuvent être mises en œuvre dans un périmètre géographique plus large, dans » les mots : « sont mises en œuvre en priorité sur le site impacté ou à proximité immédiate, et ce afin de garantir » ».

Texte concerné
Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
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