Amendement n°644
Auteur
Xavier Albertini
Henri Alfandari
Réf. PA795278
Thierry Benoit
Sylvain Berrios
Benoît Blanchard
Bertrand Bouyx
Jean-Michel Brard
Nathalie Colin-Oesterlé
Michel Criaud
Philippe Fait
Agnès Firmin Le Bodo
François Gernigon
Félicie Gérard
Pierre Henriet
François Jolivet
Loïc Kervran
Thomas Lam
Didier Lemaire
Véronique Ludmann
Laurent Marcangeli
Pierre Marle
Charlotte Parmentier-Lecocq
Jérémie Patrier-Leitus
Béatrice Piron
Christophe Plassard
Jean-François Portarrieu
Marie-Agnès Poussier-Winsback
Isabelle Rauch
Xavier Roseren
Laetitia Saint-Paul
Vincent Thiébaut
Frédéric Valletoux
Anne-Cécile ViollandExposé des motifs
Les équipages des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) accomplissent des missions d’une singularité absolue. Déployés en patrouille de dissuasion océanique pendant des durées de plusieurs semaines, dans des conditions de contrainte physique et psychologique extrêmes, en plongée continue et dans un isolement complet, ils assurent en permanence la crédibilité de la composante océanique de la dissuasion nucléaire française, mission constitutive de la souveraineté et de la survie de la Nation. Le présent projet de loi propose de leur accorder le titre de reconnaissance de la Nation (TRN), ce qui constitue une avancée légitime et attendue. Pour autant, il renonce à leur accorder la carte du combattant, invoquant une incidence budgétaire estimée à 690 000 euros par an, à compter de 2074. Ce motif apparaît disproportionné au regard de l’enjeu de reconnaissance. À titre de comparaison, un militaire participant à une opération extérieure (OPEX) peut obtenir la carte du combattant après quatre mois de présence sur un théâtre. La mission d’un équipage de SNLE, qui engage quotidiennement sa vie dans des conditions d’enfermement, de pression et de danger propres à ce milieu, mérite une reconnaissance au moins équivalente. Cet amendement du groupe Horizons et Indépendants tire les conséquences de ce constat. Il insère au sein de l’article L. 311‑2 du CPMIVG une référence spécifique aux équipages de SNLE, ouvrant droit à la qualité de combattant sur le fondement d’une durée minimale de service en patrouille de dissuasion océanique. La carte du combattant n’est pas une récompense de guerre. C’est la reconnaissance par la Nation de l’engagement de ses soldats dans des missions de danger et d’abnégation au service de la sécurité collective. Les marins des SNLE y ont pleinement droit.
Dispositif de l'amendement
Rédiger ainsi cet article : « Au premier alinéa de l’article L. 311‑2 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, après le mot : « France », sont insérés les mots : « ou à des missions de dissuasion nucléaire accomplies par les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins ».
