Amendement n°II-869
Auteur
Julie Lechanteux
Sébastien Chenu
Kévin Mauvieux
Stéphanie Galzy
Angélique Ranc
Julien Limongi
Michaël Taverne
Franck Allisio
Marie-France Lorho
Michèle Martinez
Julien Odoul
Romain Tonussi
Hélène Laporte
Marine Hamelet
Réf. PA793314
Thierry Tesson
Philippe Ballard
Géraldine Grangier
Florence Joubert
Aurélien Dutremble
Lisette Pollet
Sandra Delannoy
Jocelyn Dessigny
Julien Guibert
Jonathan Gery
Florence Goulet
Sandrine Dogor-Such
Frank Giletti
Sophie Blanc
Stéphane Rambaud
Alexis Jolly
Bénédicte Auzanot
Sébastien Humbert
Hervé de Lépinau
Tiffany Joncour
Maxime Michelet
Laurence Robert-Dehault
Yaël Ménaché
Thomas Ménagé
Pascal Markowsky
Frédéric-Pierre Vos
Julien Rancoule
Auguste Evrard
Catherine Rimbert
Katiana Levavasseur
Nadine Lechon
Emeric Salmon
Jérôme Buisson
Romain Baubry
Éric Michoux
René Lioret
Emmanuel Taché
Frédéric Weber
Charles Alloncle
Eddy Casterman
Michel Guiniot
Edwige Diaz
Alexandre Dufosset
Roger Chudeau
Sophie-Laurence Roy
Anaïs Sabatini
Théo Bernhardt
Pascal Jenft
Jordan Guitton
Marc Chavent
Julien Gabarron
Frédéric Boccaletti
Emmanuel Fouquart
Pierre MeurinExposé des motifs
Cet amendement vise à supprimer la reconduction du dispositif de lissage conjoncturel (Dilico) des recettes fiscales des collectivités. Le projet de loi de finances pour 2026 prévoit de nouveau d’ « associer les collectivités territoriales à l’effort de redressement des finances publiques », en renouvelant le « Dilico » à hauteur de 2 Mds, prélevés notamment pour 720 millions sur les communes et 280 millions sur les départements, le solde étant réparti sur les EPCI et les régions. Il convient tout d’abord de rappeler que la dette des « APUL » (administrations publiques locales) est de l’ordre de 8% de la dette publique, et celles des collectivités et EPCI à proprement parler de 6%. La dette publique ne provient pas des collectivités et EPCI, mais bel et bien de l’Etat. Par ailleurs, au regard du montant important des transferts de l’Etat aux collectivités, il apparaît clairement que la baisse du déficit public doit s’accompagner d’une réduction de ces transferts, mais ceci ne peut pas se faire par un mécanisme autoritaire et quasiment spoliateur. On peut en effet s’interroger sur la justification d’une « mise en réserve » imposée par l’Etat à des collectivités qui, elles, ne s’endettent pas sur leur fonctionnement. Ce prélèvement est certes sensé être restitué. Cette restitution devait s’opérer l’an dernier sur 2 ans. Cette année sur 5 ans. Autant dire qu’elle apparait de plus en plus hypothétique, et présente son vrai visage : celle d’une ponction autoritaire et quasi définitive sur les recettes de nombreuses collectivités. Pour baisser les transferts aux collectivités, il faut avant tout créer les conditions d’une baisse de la dépense. Ce n’est pas en multipliant les normes couteuses imposées aux collectivités que nous y parviendrons. Ce n’est pas non plus en maintenant un système de doublons et d’enchevêtrement des compétences, dénoncé à juste titre par le rapport Ravignon, que nous améliorerons la gestion de nos collectivités. Ce n’est pas enfin en développant un système de ponction autoritaire, qui va aggraver les difficultés des départements et menacer l’équilibre de nombreuses communes, que nous y parviendrons. Il convient donc de procéder à une clarification de l’organisation territoriale et des compétences, centrés autour de la commune et du département, les deux véritables collectivités de proximité, historiquement ancrées et auxquelles les Français accordent leur confiance. Il convient parallèlement de simplifier les procédures et de réduire les normes. Cela fait, les collectivités et EPCI pourront alors réduire naturellement leurs dépenses de fonctionnement, et « contribuer à l’effort de redressement des finances publiques ». Compte tenu de ces éléments, il est proposé de supprimer le mécanisme coercitif et contre-productif du Dilico.
Dispositif de l'amendement
Supprimer cet article
