Amendement n°II-639
Auteur
Frank Giletti
Frédéric Boccaletti
Nadine Lechon
Thierry Tesson
Catherine Rimbert
Romain Tonussi
Caroline Colombier
Florence Goulet
Julien Limongi
Alexandre Sabatou
José Gonzalez
Michèle Martinez
Thibaut Monnier
Laurent Jacobelli
Julien Guibert
Yaël Ménaché
Sandrine Dogor-Such
Philippe Lottiaux
Jonathan Gery
Sophie Blanc
Nathalie Da Conceicao Carvalho
Emmanuel Blairy
Sébastien Chenu
Christian Girard
Florence Joubert
Alexandre Dufosset
Réf. PA793844
Hervé de Lépinau
Philippe Schreck
Lisette Pollet
Marine Hamelet
Auguste Evrard
Bénédicte Auzanot
Frédéric Weber
Guillaume Florquin
Edwige Diaz
Marie-France Lorho
Julien Odoul
Philippe Ballard
Anthony Boulogne
Jordan Guitton
Angélique Ranc
Thomas Ménagé
Géraldine Grangier
Manon Bouquin
Tiffany Joncour
Jocelyn Dessigny
Sophie-Laurence Roy
Patrice Martin
Stéphanie Galzy
Joëlle Mélin
Julie Lechanteux
Aurélien Dutremble
Stéphane Rambaud
René Lioret
Sébastien Humbert
Alexis Jolly
Franck Allisio
Michaël Taverne
Emeric Salmon
Monique Griseti
Julien Rancoule
Julien Gabarron
Emmanuel Fouquart
Romain Baubry
Théo Bernhardt
Joseph Rivière
Marc Chavent
Pierre MeurinExposé des motifs
Pour les besoins de la recevabilité financière, le présent amendement prévoit d’abonder en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, à hauteur d’un euro symbolique, le programme 152 « Gendarmerie nationale » ; et de minorer du même montant les crédits, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement le programme 161 « Sécurité civile ». En cas d’adoption de l’amendement, il est demandé au Gouvernement de lever la compensation. La Loi de Programmation Militaire de 2023 à prévu d’augmenter les réservistes employés par la gendarmerie nationale de 30 000 en 2022 à 50 000 en 2027. Selon le Général Jean-Pierre Gesnot, la Gendarmerie disposait de 37 000 réservistes début 2025, bien évidemment l’objectif est d’attendre le plus rapidement possible les 50 000 pour faire face à toutes les situations possibles. Cependant, d’après le Haut Comité d’Évaluation de la Condition Militaire, 37 % des réservistes ont effectué moins de 10 jours d’activité en 2023 et 7 % n’ont eu aucune activité. Cela s’explique par plusieurs raisons : des obligations scolaires et professionnelles, mais aussi de budget. Parfois, les unités ne peuvent pas faire appel à tous les réservistes dont elles ont besoin ou du grade utile par manque de moyens pour régler leurs indemnités. Or, l’engagement de réservistes est essentiel pour seconder les brigades de gendarmes d’actives et peut-être créer une chambre de recrutement via l’expérience du terrain. En effet, une vague de démission est en cours auprès des gendarmes d’actives. Ce n’est pas moins de 25 % de départs hors retraites depuis 2022. Cette hémorragie risque de s’intensifier dans les années à venir si rien n’est fait pour soulager les équipes en place. Outre l’amélioration des conditions de vie, les conditions de travail peuvent être nettement plus saines avec des équipes au complet. Mais encore, afin de ne pas perdre l’investissement de formation des réservistes, il est nécessaire pour la Gendarmerie de disposer de plus de moyens pour faire appel aux réservistes dont elle a besoin. Pour le Rassemblement National, la priorité est de recruter ainsi que de fidéliser nos militaires afin d’assurer une sécurité renforcée des Français. Pour cette dernière raison, il nous est malheureusement inenvisageable de ponctionner les budgets des missions Police nationale, sécurité et éducation routière ou bien de sécurité civile, que nous jugeons déjà bien trop faibles. Par cet amendement d’appel, nous invitons le Gouvernement à déterminer et à mettre en place les moyens suffisants pour permettre à la Gendarmerie de solliciter tous les réservistes nécessaires, pour sauvegarder ses équipes en place et pour, peut-être, obtenir des recrues de terrain.
Dispositif de l'amendement
Pour les besoins de la recevabilité financière, le présent amendement prévoit d’abonder en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, à hauteur d’un euro symbolique, le programme 152 « Gendarmerie nationale » ; et de minorer du même montant les crédits, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement le programme 161 « Sécurité civile ». En cas d’adoption de l’amendement, il est demandé au Gouvernement de lever la compensation. La Loi de Programmation Militaire de 2023 à prévu d’augmenter les réservistes employés par la gendarmerie nationale de 30 000 en 2022 à 50 000 en 2027. Selon le Général Jean-Pierre Gesnot, la Gendarmerie disposait de 37 000 réservistes début 2025, bien évidemment l’objectif est d’attendre le plus rapidement possible les 50 000 pour faire face à toutes les situations possibles. Cependant, d’après le Haut Comité d’Évaluation de la Condition Militaire, 37 % des réservistes ont effectué moins de 10 jours d’activité en 2023 et 7 % n’ont eu aucune activité. Cela s’explique par plusieurs raisons : des obligations scolaires et professionnelles, mais aussi de budget. Parfois, les unités ne peuvent pas faire appel à tous les réservistes dont elles ont besoin ou du grade utile par manque de moyens pour régler leurs indemnités. Or, l’engagement de réservistes est essentiel pour seconder les brigades de gendarmes d’actives et peut-être créer une chambre de recrutement via l’expérience du terrain. En effet, une vague de démission est en cours aupr…
