Amendement n°1132
Auteur
Christophe Bentz
Pierre Meurin
Marie-France Lorho
Gabriel Tomatis
Thierry Tesson
Julien Limongi
René Lioret
Édouard Jordan
Julien Guibert
Nadine Lechon
Nicolas Dragon
Tiffany Joncour
Jorys Bovet
Marine Hamelet
Frédéric-Pierre Vos
Thibaut Monnier
Anne Sicard
Eddy Casterman
Hervé de Lépinau
Stéphane Rambaud
Florence Joubert
Bernard Chaumeil
Antoine Villedieu
Catherine Dellong Meng
Bénédicte Auzanot
Thierry Frappé
Yaël Ménaché
Angélique Ranc
Hélène Laporte
Alexandre Allegret-Pilot
Michèle Martinez
Kévin Mauvieux
Gérault Verny
Robert Le Bourgeois
Frédéric Boccaletti
José Gonzalez
Romain TonussiExposé des motifs
Cet amendement a pour objet de protéger les mineurs d’une décision de se donner la mort prise par l’un des parents. En effet, l’euthanasie et le suicide assisté peuvent avoir des conséquences psychologiques extrêmement graves sur les enfants. Si les accidents de la vie peuvent compliquer la construction de l’enfant, une telle situation ne doit pas être provoquée. Si la souffrance peut pousser les parents à se résoudre à cet acte désespéré, cela ne doit pas se faire au détriment des mineurs. D’ailleurs, la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016, qui forme le droit actuellement applicable, offre de larges possibilités d’atténuer voire de supprimer la douleur, jusqu’à la sédation profonde et continue des malades. L’article L. 1110‑5‑2 du code de la santé publique dispose ainsi qu’« à la demande du patient d’éviter toute souffrance et de ne pas subir d’obstination déraisonnable », une sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience maintenue jusqu’au décès peut être mise en œuvre.
Dispositif de l'amendement
Compléter cet article par l’alinéa suivant : « 6° Ne pas avoir d’enfant mineur à charge ».
