Amendement n°154
Auteur
Jocelyn Dessigny
Philippe Ballard
Hélène Laporte
Nadine Lechon
Catherine Rimbert
Alexandre Allegret-Pilot
Sophie-Laurence Roy
Angélique Ranc
Lisette Pollet
Hervé de Lépinau
Emmanuel Taché
Roger Chudeau
Claire Marais-Beuil
Frédéric-Pierre Vos
Florence Joubert
Stéphane Rambaud
Yaël Ménaché
Frank Giletti
Robert Le Bourgeois
Emmanuel Fouquart
Julien Limongi
Thibaut Monnier
Anne Sicard
Eddy Casterman
Thierry Tesson
Marie-France Lorho
Pascal Jenft
Michel Guiniot
Maxime Michelet
David Magnier
Caroline Colombier
Christian Girard
Auguste EvrardExposé des motifs
Nous ne pouvons pas accepter l’adoption d’une proposition de loi encore plus permissive que dans la rédaction initiale du projet de loi déposé le 10 avril 2024. Supprimer la mention de pronostic vital engagé à court ou moyen terme pour la remplacer par la notion de phase avancé ou terminale ouvrirait l’aide à mourir à des personnes qui ne sont pas en fin de vie. L’exemple des Pays-Bas est pourtant éloquent. Dans un article paru dans Le Monde le 1er décembre 2022, le Professeur Theo BOER nous met en garde contre la tentation d’adopter un texte trop permissif et mal ficelé : « Nous avons également assisté à des évolutions dans la manière d’interpréter les critères juridiques. Au cours des premières années de l’euthanasie aux Pays-Bas, celle-là concernait presque exclusivement les adultes mentalement aptes et en phase terminale. Après quelques décennies, la pratique s’est étendue aux personnes souffrant de maladies chroniques, aux personnes handicapées, à celles souffrant de problèmes psychiatriques, aux adultes non autonomes ayant formulé des directives anticipées ainsi qu’aux jeunes enfants. Actuellement, nous discutons d’une extension aux personnes âgées sans pathologie. ». Cet amendement propose de supprimer la possibilité d’avoir recours à l’aide à mourir pour les patients qui sont en phase avancée de leur maladie.
Dispositif de l'amendement
À l’alinéa 7, supprimer les mots : « , en phase avancée, caractérisée par l’entrée dans un processus irréversible marqué par l’aggravation de l’état de santé de la personne malade qui affecte sa qualité de vie, ou ».
