Amendement n°1570
Auteur
Robert Le Bourgeois
Pierre Meurin
Sophie Ricourt Vaginay
David Magnier
Hélène Laporte
Thierry Tesson
Géraldine Grangier
Thomas Ménagé
René Lioret
Michèle Martinez
Monique Griseti
Florence Goulet
Marie-France Lorho
Vincent Trébuchet
Nathalie Da Conceicao Carvalho
Christian Girard
Caroline Colombier
Antoine Villedieu
Philippe Lottiaux
Anne Sicard
Eddy Casterman
Thibaut Monnier
José Gonzalez
Yaël Ménaché
Alexandre Allegret-Pilot
Auguste Evrard
Réf. PA793844
Thierry Frappé
Angélique Ranc
Nadine Lechon
Bénédicte Auzanot
Hervé de Lépinau
Stéphane Rambaud
Jonathan Gery
Nicolas Dragon
Lisette Pollet
Claire Marais-Beuil
Guillaume Bigot
Marine Hamelet
Laurence Robert-Dehault
Catherine Rimbert
Sophie BlancExposé des motifs
L’aide à mourir constitue un acte irréversible, dont la mise en œuvre entraîne non seulement des conséquences médicales mais également des effets patrimoniaux immédiats liés au décès de la personne concernée. Dès lors, l’existence d’un intérêt financier direct du médecin chargé de conduire la procédure est de nature à créer un conflit d’intérêts manifeste, susceptible d’altérer l’impartialité de la décision médicale, de fragiliser la validité juridique de la procédure et de nourrir un doute légitime sur la liberté du consentement du patient. Si la proposition de loi prévoit déjà que le médecin saisi de la demande ne peut être l’ayant droit de la personne, aucune garantie explicite n’interdit qu’un médecin poursuivant la procédure soit bénéficiaire d’une disposition testamentaire ou d’une stipulation contractuelle prenant effet au décès, notamment par le biais d’une assurance sur la vie ou d’une assurance décès. Le présent amendement vise donc à introduire une règle claire d’incompatibilité : dès lors qu’il apparaît que le médecin est bénéficiaire d’un avantage patrimonial résultant du décès, il ne peut poursuivre la procédure. Cette mesure constitue une garantie élémentaire de neutralité, indispensable à la confiance dans le dispositif et à la sécurité juridique de la décision.
Dispositif de l'amendement
Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant : « Le médecin ne peut poursuivre la procédure s’il apparaît qu’il est bénéficiaire d’une disposition à cause de mort ou d’une stipulation prenant effet au décès. »
