Amendement n°886
Auteur
Christophe Bentz
Jonathan Gery
Hélène Laporte
Antoine Villedieu
David Magnier
Claire Marais-Beuil
Réf. PA793844
José Gonzalez
Eddy Casterman
Thibaut Monnier
Anne Sicard
Bénédicte Auzanot
Jérôme Buisson
Florence Joubert
Hervé de Lépinau
Julien Rancoule
Michèle Martinez
Marie-France Lorho
Sophie Blanc
Nadine Lechon
René Lioret
Stéphane Rambaud
Vincent Trébuchet
Angélique Ranc
Sophie Ricourt Vaginay
Auguste Evrard
Florence Goulet
Julien Limongi
Gérault Verny
Alexandre Allegret-Pilot
Lisette Pollet
Frédéric-Pierre Vos
Caroline Colombier
Christian Girard
Yaël Ménaché
Frank Giletti
Antoine GolliotExposé des motifs
L’alinéa 4 de l’article 5 vise à prévenir les conflits d’intérêts et les pressions indues dans l’accompagnement d’une demande d’aide à mourir. Toutefois, en l’état, il ne prend pas en compte une situation pourtant évidente : celle d’un héritier potentiel de la personne concernée. Autoriser qu’un héritier intervienne, directement ou indirectement, dans un processus conduisant à la mort de la personne dont il est susceptible de bénéficier patrimonialement fait peser un doute grave sur la liberté et la sincérité du consentement exprimé. Même en l’absence de pression explicite, l’existence d’un intérêt financier objectif est de nature à altérer la confiance dans la procédure et à fragiliser la protection des personnes les plus vulnérables. Compte tenu du caractère irréversible de l’acte envisagé, la loi doit non seulement prévenir les abus avérés, mais également écarter toute situation pouvant créer une apparence de conflit d’intérêts. Cette exigence est d’autant plus forte que les personnes concernées se trouvent, par définition, dans une situation de dépendance physique ou psychologique. L’ajout des mots « ni son héritier » permet ainsi de renforcer les garanties entourant la procédure, de prévenir les risques de pressions, y compris implicites, et de préserver l’intégrité du dispositif. Il s’inscrit pleinement dans l’objectif de protection des personnes vulnérables et dans le respect du principe de sécurité juridique. Le présent amendement vise donc à compléter l’alinéa 4 de l’article 5 afin d’exclure toute intervention d’un héritier potentiel de la personne demandant l’aide à mourir.
Dispositif de l'amendement
Compléter l’alinéa 4 par les mots : « ni son héritier »
