Amendement n°668
Auteur
Marine Hamelet
Sophie Blanc
Joëlle Mélin
Catherine Rimbert
Julien Guibert
Jonathan Gery
Florence Joubert
Sophie-Laurence Roy
Michèle Martinez
José Beaurain
Kévin Mauvieux
Hervé de Lépinau
Marie-France Lorho
René Lioret
Stéphane Rambaud
Auguste Evrard
Alexandre Dufosset
Romain Tonussi
Joseph Rivière
Alexandre Allegret-Pilot
Caroline Colombier
Katiana Levavasseur
Julien LimongiExposé des motifs
Le droit à l’euthanasie ou au suicide assisté devrait résulter d’un choix murement réfléchi. Beaucoup de paramètres ignorés par cette proposition de loi peuvent être de nature à altérer le discernement d’une personne qui souffre. Poser comme condition d’avoir préalablement formulé la volonté de recourir à l’euthanasie ou au suicide assisté dans ses directives anticipées apparaît être une garantie obligatoire pour éviter que la demande d’aide à mourir soit perçue comme la solution de facilité pour les personnes qui souffrent et qui, par exemple, ne peuvent avoir accès aux soins palliatifs. Inscrire cette obligation dans les conditions d’accès à l’euthanasie ou au suicide assisté permettrait en outre de sensibiliser le public sur leur existence et leur utilité. Cet amendement propose d’ajouter une condition pour pouvoir recourir à l’euthanasie ou au suicide assisté : avoir préalablement indiqué au sein de ses directives anticipées la volonté d’avoir potentiellement recours à l’euthanasie ou au suicide assisté dans certaines circonstances.
Dispositif de l'amendement
Compléter cet article par l’alinéa suivant : « 6° Avoir formulé le souhait d’avoir recours à l’aide à mourir dans ses directives anticipées. »
